Hôtels de luxe, grands restaurants, voyages sans justification professionnelle... Le site d'investigation Mediacités publie une enquête sur les notes de frais de Serge Dony. Le site d'information lancé à Lille en décembre Mediacités s'implante ce mercredi à Lyon, avec une première enquête sur les notes de frais du directeur de l'opéra de la ville, le Belge Serge Dorny, qui révèlent selon lui "un train de vie de diva". Contacté via son service de presse, Serge Dorny, 55 ans, en poste depuis 2003, n'a pas souhaité s'exprimer "sans avoir pris connaissance du contenu de l'article". Il n'avait pas donné suite aux sollicitations de Mediacités. La direction de l'opéra renvoie simplement à un rapport publié par la Chambre régionale des comptes en 2012, où la juridiction estimait que les frais de déplacements du directeur ne semblaient pas excessifs. Mais les documents auxquels Mediacités a eu accès sont postérieurs: l'enquête porte sur "plus de 3500 copies" de factures entre 2013 et 2015. Après les avoir épluchés, le site d'investigation écrit que les frais de Serge Dorny "s'élèvent en moyenne entre 8000 et 8500 euros par mois". Il qualifie certaines dépenses de "surprenantes, voire totalement injustifiées", même si sa fonction de directeur et la dimension internationale qu'il a donnée à l'opéra impliquent de nombreux voyages. Outre plusieurs additions élevées dans des restaurants gastronomiques à Lyon et Paris, des séjours répétés dans des hôtels de luxe ou l'achat d'un stylo à 600 euros, l'article relève la mention de déplacements à l'étranger effectués au motif de "rendez-vous divers". Est ainsi cité un déplacement de plusieurs jours en octobre 2013 entre Donetsk en Ukraine et Francfort en Allemagne, avec des étapes à Kiev, Moscou et Minsk en Biélorussie, pour "un rendez-vous, un seul, avec Bernd Loebe, son homologue de l'opéra de Francfort". "Donetsk, Kiev, Moscou, Minsk: sacré détour -pour la modique somme de 3933 euros- alors que la Lufthansa propose des vols Lyon-Francfort à partir de 120 euros!", ironise l'auteur de l'enquête. "Il confond l'argent public de l'opéra avec ses dépenses privées", commente une collaboratrice du directeur, citée dans l'article sous le couvert de l'anonymat. Le budget de l'institution (37,5 millions d'euros) est financé à hauteur de 80% par l'Etat, la ville et la métropole de Lyon, ainsi que la région Auvergne-Rhône-Alpes. Mediacités, qui publie une enquête par semaine, doit aussi s'implanter le 23 mai à Toulouse et le 13 septembre à Nantes. Il vise au moins 3000 lecteurs dans chaque ville, moyennant un abonnement de six euros par mois.
mardi 16 mai 2017
vendredi 14 avril 2017
Moins d’une PME sur quatre sait ce qui se dit d’elle sur Internet
Les particuliersont pris l’habitude de disposer d’informations sur les tarifs pratiqués sur des produits et services en temps réel. L’évaluation du meilleur rapport qualité-prix fait partie des réflexes d’achat. Un service rendu possible grâce à de nombreuses plateformes en ligne regroupant les avis clients, les coordonnées des professionnels et des options de réservation. Ces outils de comparaison sont devenus des vecteurs de business incontournables. Mais les TPE-PME ne sont pas toujours armées pour exploiter ces données et améliorer leur relation-client. Un fait que révèle le 1er baromètre publié jeudi 24 novembre 2016 par PagesJaunes, récoltés à partir des témoignages d’un échantillon de 2000 particuliers et 1000 TPE-PME de moins de 250 salariés, à l’exclusion des entreprises du secteur industriel. D’après ce baromètre, plus de 7 français sur 10 consultent des avis en général et 60% en déposent. La cible principale, car la plus impliquée, ce sont les 25-34 ans : 89% déclarent consulter les avis en ligne avant de choisir un produit ou un service. Parmi les sondés, 83 % des particuliers estiment que les avis peuvent les aider dans leurs choix.Ils sont 75 % a choisir en priorité les entreprises qui disposent d’avis sur Internet. Si 84% des entreprises veulent répondre à ce besoin pour conquérir de nouveaux clients, elles ne sont que 68 % à avoir pris pleinement conscience de l‘influence des avis dans les choix de consommation. Pire, seuls 38% des professionnels jugent que leur présence en ligne a une influence sur la réussite de leur activité. Si les TPE-PME peinent à exploiter les bénéfices des avis en ligne, cela relève davantage d’un découragement et d’une mauvaise connaissance des usages que d’un désintérêt global. Notamment lorsqu’il s’agit de réaliser un suivi des avispubliés. Car encourager le dépôt d’avis sur sa page professionnelle ne suffit pas. Il faut également répondre aux commentaires postés par les clients. Un peu plus d’une entreprise sur deux (55 %) est convaincue de l’importance de ce suivi et 86 % des TPE-PME estiment que répondre à des avis permet de nourrir la relation-client. Pourtant, elles ne sont que 23 % à savoir ce qui se dit d’elles sur Internet. Pour opérer ce suivi, 63% des entreprises qui se disent concernées par le sujet ont recours à une personne (dirigeant inclus) pour répondre aux internautes. Ceux qui rencontrent des difficultés sont 62 % à penser que la gestion des avis prend trop de temps, et 47 % indiquent qu’il est parfois difficile de savoir comment répondre correctement. Contrairement aux idées reçues, les commentaires positifs ne font pas tout. La méfiance des particuliers à l’égard des avis en ligne est importante, dans un contexte où certaines entreprises ont déjà été pointées du doigt pour avoir posté de faux avis clients. 62% des internautes pensent qu’un professionnel qui possède des avis positifs et négatifs gagne en crédibilité par rapport à ceux qui ne possèdent que des contributions positives. La méfiance reste de mise. 4 français sur 10 et 6 entreprises sur 10 déclarent que les avis déposés sur internet sont à prendre avec précaution. Il s’agit surtout d’un problème d’authenticité. 34% des internautes et 54% des entreprises indiquent qu’il est difficile de distinguer un avis authentique d’un avis qui pourrait être rédigé par un faux client. Le baromètre PagesJaunes a été élaboré à partir d’un échantillon de 2009 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus et d’un échantillon de 1001 TPE-PME représentatives des entreprises de moins de 250 salariés, à l’exception des entreprises du secteur Industrie. Cette enquête a été réalisée du 22 juillet au 2 août 2016.
mercredi 12 avril 2017
Miami se met au vin
Aussi vite que la profondeur et la qualité des restaurants de Miami ont grimpé au cours des dernières années, la cuisine à base de plantes - qui a poussé dans de nombreuses villes des États-Unis - n'a pas connu de répercussions ici. Mais en février, Matthew Kenney, un chef formé de façon classique qui s'est transformé en un des bosses de la viande de la nation, est sorti sur Wynwood avec Plant Food and Wine, l'allée culinaire fascinante et créative de l'hygiène et l'oasis de guérison de Karla Dascal, Espace sacré de Miami. Situé dans un magnifique jardin de manger, le restaurant et l'académie de cuisine adjacente ont un aspect moderne, avec une salle à manger à carreaux plissés, une cuisine d'exposition, un bar soigneusement stocké et environ 100 places. Kenney a créé le concept, inspiré de Plant Food and Wine à Venise, en Californie. (Il a quatre autres écoles culinaires, des restaurants supplémentaires à New York et le Maine, et un plan pour ouvrir un à Hong Kong.) Scott Winegard, directeur national de la cuisine, a créé le menu, et Horacio Rivadero (anciennement Tantalize et le district) Est le chef de cuisine sur place. Les aliments sont soit complètement crus, déshydratés, fermentés, fumés ou cuits sous vide. Le menu propose des salades et autres entrées, plats, desserts et plats multi-pièces partageables. Deux concepts sont à l'œuvre: certains plats ont l'air, le son et le goût comme des plats familiers qui incorporent des produits d'origine animale. D'autres ne l'ont jamais vu avant les créations, et Kenney dit qu'il essaie d'évoluer au point où tout son menu suit le dernier format. Mais ce serait dommage, si cela coûte les fromages artisanaux Plant Flora. Les noix de cajou ou les noix de macadamia et les noix de cajou sont mélangés avec de l'eau, on peut fermenter pendant quelques jours, aromatisés à de la fumée ou à de la truffe ou du poivre et vieillis au moins deux semaines. Il en résulte des fromages crémeux et doux qui ont la saveur et la sensation de la bouche du fromage à base de produits laitiers. Ils sont servis avec des cornichons de concombres, de céleri ou de rhubarbe, de craquelins de fenouil et de fenouil, une variété de purées de fruits et font un excellent départ avec un verre de vin bio. Le fromage bleu coûte 6 $, ce qui en vaut la peine. Parmi les shareables, ne manquez pas une assiette de trois boulettes de kimchi grasses. Le kimchi rouge fermenté est pulsé dans une pâte avec des noix de cajou, du sésame, du gingembre et de l'huile de sésame. Les enveloppes sont faites de noix de coco thaïlandaise déshydratée, avec la texture wonton intempéries et la richesse oozy du addictif de remplissage. Le coriandre-gingembre de mousse de sésame et de kimchi mélangé à de l'huile d'olive sont les trempettes. Vous pourriez penser que l'avocat brisé avec le culantro, le radis et le citron ressemble à du guacamole, et il a un goût comme le guacamole, bien que sans les saveurs mexicaines. Trempez dans la portion généreuse avec des chips de chia de tournesol. Source: cours d'oenologie.
mardi 14 mars 2017
Brexit: l'exode de Goldman Sachs
La banque américaine Goldman Sachs va se réorganiser en raison du Brexit et prévoit notamment de délocaliser jusqu'à 1.000 employés à Francfort, affirme le journal allemand Handelsblatt dans un article paru jeudi. "Le nombre des employés en Grande-Bretagne devrait être divisé par deux pour atteindre 3.000 environ car l'institut (de crédit) veut déplacer des postes au sein de l'Europe et vers son siège à New York", écrit le quotidien allemand des affaires en citant des sources financières non identifiées. La banque "évoque la délocalisation de jusqu'à 1.000 employés vers Francfort, parmi lesquels des salariés liés aux opérations de négoce et des banquiers de haut vol", afin de profiter de la présence dans la capitale financière allemande du superviseur bancaire européen chapeauté par la Banque centrale européenne (BCE), selon le journal. Une partie des équipes londoniennes pourrait également aller en Pologne, en France et en Espagne, tandis que certains salariés rejoindront le siège new-yorkais, poursuit le Handelsblatt. Mercredi, la banque britannique HSBC a confirmé qu'un millier d'emplois de son activité de banque d'investissement à Londres devraient être déplacés à Paris avec la sortie du marché unique européen annoncé mardi par le Premier ministre britannique Theresa May. Les établissements internationaux dont le siège européen est à Londres risquent de perdre le privilège ("passeport européen") leur permettant de faire des affaires dans les 28 pays de l'UE avec la seule licence britannique et cherchent des implantations alternatives pour certaines de leurs activités. Francfort, Paris et Dublin sont notamment sur les rangs.
vendredi 13 janvier 2017
Les clients de l'autopartage
Comme le mentionne le rapport du PREDIT 4 sur les nouveaux services de mobilités paru en 201384, bien
que l’ensemble de ces nouveaux services de mobilité soient censés s’adresser à l’ensemble des usagers et des
besoins, force est de constater que leur utilisation est aujourd’hui l’apanage de catégories restreintes de la
population. En effet, il ressort que l’autopartage et le covoiturage sont encore jugés peu pratiques, peu fiables,
peu confortables et lents en comparaison de la voiture individuelle en propriété. Bien que perçus par les enquêtés
comme « plus économiques » que la possession d’une voiture, la part dévolue aux nouveaux services de mobilité
reste aujourd’hui extrêmement limitée au regard des déplacements quotidiens effectués en France et en Europe :
selon l’Enquête Nationale Transport et Déplacements datée de 2008, 83% des déplacements réalisés en France le
sont encore par le biais de voitures en propriété.
Dans cette partie, nous souhaitons rendre compte succinctement de l’état des connaissances sur les
usagers des services de mobilité. Aujourd’hui, les données sur le sujet sont encore limitées et reposent
principalement sur des études commandées par l’ADEME. Sans prétention à l’exhaustivité, nous proposons ici de
dresser un « portrait-robot » des clients des services en dissociant l’autopartage, selon ses différentes formes, et le
covoiturage. L’essentiel des données proviennent des deux dernières études menées par le cabinet 6-T ainsi que
de différents travaux d’IPSOS et de TNS Sofres. L’enquête nationale sur l’autopartage« en boucle » réalisée en 2013 par 6-T85 révèle que ces services sont
principalement utilisés par une part très restreinte de la population, plutôt masculine (55%), âgée de 30 à 49 ans,
actifs (76%) et diplômés du supérieur (70% des répondants étaient diplômés de l’enseignement supérieur alors
que le ratio français est de 18% selon l’INSEE). 98% des autopartageurs possèdent au moins le baccalauréat.
Plus de la moitié des ménages autopartageurs ont un revenu
en deçà de 3 000€ mais une part importante d’entre eux
disposent de revenus dépassant 3 000€ (17% pour la tranche
3001€ - 4000€, 10,3% pour la tranche suivante et 6,8% pour
celle allant de 5001€ à 6000€). Source: les plus belles voitures.
mardi 3 janvier 2017
De l'importance des arts dans la société
Il est bien certain que la culture des beaux-arts a quelque chose de moralisant et que nos pensées et nos actes s'imprègnent à la longue de ce qui frappe nos yeux. Mais l'exercice des arts et la contemplation de leurs produits sont un privilège réservé à quelques-uns. Il n'est pas donné à chacun de posséder, de comprendre ou de créer de belles choses. Mais il est un genre de beauté humaine qui peut pénétrer partout: c'est la beauté qui naît dans les mains de nos femmes et de nos filles. Sans cette beauté qu'est la maison la plus ornée? une habitation froide. Avec elle, le home le plus dénudé s'anime et s'éclaire. Parmi les forces capables d'ennoblir et de transformer les volontés, d'augmenter le bonheur, il n'en est peut-être aucune d'un emploi plus universel. Elle sait se faire valoir au moyen des plus pauvres instruments, au milieu des pires difficultés. Lorsque la chambre est petite, le budget restreint, la table modeste, une femme qui a le don trouve moyen d'y faire régner de l'ordre, de la propreté, de la bienséance. Elle met du soin et de l'art dans tout ce qu'elle entreprend. Bien faire ce que l'on fait n'est pas à ses yeux le privilège des riches, mais le droit de tous. C'est pour cela qu'elle en use et qu'elle sait donner à son intérieur une dignité et un agrément que n'atteignent pas les maisons fortunées, où tout est abandonné aux mercenaires.
La vie ainsi comprise ne tarde pas à se révéler riche en beautés inconnues, en attraits, en satisfactions intimes. Être soi-même, réaliser dans son milieu naturel le genre de beauté qu'il comporte: voilà l'idéal. Comme la mission de la femme grandit en profondeur et en signification, lorsqu'elle se résume ainsi à mettre de l'âme dans les choses et à donner à cette âme de bonté, comme symbole extérieur, ces procédés agréables et délicats auxquels le plus brutal des êtres est sensible! Cela ne vaut-il pas mieux que d'envier ce qu'on n'a pas et d'appliquer son désir à l'imitation maladroite d'un ornement étranger?
Le malheur de l'uniformité
Quel malheur que de se promener à travers les maisons d'une ville, les villes d'un pays, les pays de tout un vaste continent et de rencontrer partout certaines formes identiques, inévitables, irritantes par leur multiplication! Comme l'esthétique gagnerait à plus de simplicité! Au lieu de ce luxe de pacotille, de tous ces ornements prétentieux mais insipides de banalité, nous aurions une diversité infinie. D'heureuses trouvailles frapperaient nos yeux. L'imprévu sous ses mille formes nous réjouirait et nous retrouverions le secret d'imprimer à une tapisserie, à un meuble, à un toit de maison, ce cachet de la personnalité humaine qui donne à certaines vieilleries un prix inestimable.
Continuons et passons pour terminer à des choses plus simples encore, je veux parler des petits détails du ménage que plusieurs jeunes personnes de ce temps trouvent si peu poétiques. Leur mépris des occupations matérielles, des modestes soins que réclame un intérieur, provient d'une confusion fort commune, mais non moins funeste. Cette confusion consiste à penser que la poésie et la beauté sont dans les choses ou n'y sont pas. Il y a des occupations distinguées, gracieuses, comme de cultiver les lettres, jouer de la harpe; et des occupations grossières, disgracieuses, comme de cirer les souliers, balayer sa chambre, ou surveiller son pot-au-feu. Erreur puérile! ni la harpe ni le balai ne font rien à l'affaire, tout dépend de la main qui les tient et de l'esprit qui anime cette main. La poésie n'est pas dans les choses: elle est en nous. Il faut l'imposer aux objets comme le sculpteur impose son rêve au marbre. Si notre vie et nos occupations demeurent trop souvent sans charme malgré leur distinction extérieure, c'est parce que nous n'avons rien su y mettre. Le comble de l'art est de faire vivre ce qui est inerte, d'apprivoiser ce qui est sauvage. Je voudrais que nos jeunes filles s'appliquent à développer en elles l'art vraiment féminin de donner une âme aux choses qui n'en ont pas. Le triomphe de la grâce, chez la femme, est dans cette œuvre-là. Seule, la femme sait mettre dans une maison ce je ne sais quoi dont la vertu a fait dire au poète: «Le toit s'égaie et rit». On dit qu'il n'y a pas de fées, ou qu'il n'y en a plus, mais on ne sait pas ce qu'on dit. Le modèle original des fées chantées par les poètes, ils l'ont trouvé et le trouvent encore parmi ces aimables mortelles qui savent pétrir la pâte avec énergie, raccommoder les accrocs avec bonté, soigner les malades en souriant, mettre de la grâce dans un ruban et de l'esprit dans une friture.
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