Mon épouse m'appelle Tarzan. Non que j'en ai la musculature, les amis simiesques ou le cri puissant. C'est juste que, comme Christophe Lambert dans Greystoke, je ressens parfois l'appel de la nature. Quand ça arrive, je pars un beau matin en vadrouille, loin des pots d'échappement. C'est de cette façon, par exemple, que je me suis mis à la spéléo en m'évadant pour quelques heures. Il y a peu, j'ai ainsi fait une rando en quad à Marrakech. C'était une première, en ce qui me conccerne, et je dois dire que ce sport mécanique m'a bien plu. Suffisamment pour que je n'aie rien contre l'idée de m'acheter un quad... Curieusement, je suis apparemment le seul à avoir besoin de ces escapades. Je côtoie pas mal de monde qui vivent enfermés chez eux et apprécient vraiment la chose. Ils ne pratiquent aucune activité sportive, ne sortent jamais de la ville. Clairement, leur conduite me semble tout à fait inconcevable. Pour ma part, je serais au plus mal si je n'avais pas ces instants en pleine nature à ma disposition, à l'écart des ordis et de l'agitation de la ville. La vie en ville est certes intéressante, et riche en événements. Mais j'ai tendance à croire que pour profiter au mieux de sa vie, il faut également, quelquefois, s'en échapper. Pour avoir le plaisir de la retrouver ensuite. Sinon, on risque de ne plus apprécier sa chance. Et ce n'est pas tout, en fait. Notre société fait que nous vivons aujourd'hui presque tous dans un monde de pierre. Nous nous sommes éloignés depuis des années de la nature. Nous sommes en quelque sorte des plantes qu'on a rempotés en dehors de leur milieu. Mais si nous ne prenons pas le temps de revenir à la source à intervalles réguliers, nous exterminons d'une certaine manière nos dernières attaches. Et une plante dénuée de racine n'a que peu d'avenir, comme chacun le sait.
Bref, si vous n'avez jamais fait une rando en quad, je vous conseille franchement d'essayer : ce n'est pas tous les jours qu'on peut faire ce genre de choses ! Voilà le prestataire par lequel je suis passé. En savoir plus en suivant le lien sur le site de l'organisateur de cette rando en quad à Marrakech.
mercredi 22 novembre 2017
mardi 21 novembre 2017
Les risques psychologiques de la génomique prédictive
Les risques psychologiques ne sont pas à minimiser et peuvent expliquer la revendication d’un droit de ne pas savoir. L’annonce du résultat du test génétique, on pense notamment à celui d’un test de paternité biologique, ou à l’annonce possible d’un risque si le test est effectué dans le cadre médical, conduit le sujet à réaliser un travail de deuil anticipé d’un avenir sur lequel il se - ou s’est construit. « La prédiction que comporte le résultat du test raccourcit notablement la temporalité qui sépare l’état de santé de l’état de maladie […] Dans ce sens, un tel test présymptomatique peut produire un télescopage du temps : l’avenir peut devenir présent » Il existe également un phénomène d’après-coup dans la mesure où l’effet traumatique de l’annonce provoque l’apparition à la conscience d’autres événements passés : « La flèche du temps est renversée, elle va du présent vers le passé, donnant à celui-ci des significations nouvelles, opérées après coup. [….] Le passé a une importance majeure dans la manière de vivre l’ici et maintenant que l’annonce impose. Par un travail d’historisation, le sujet sera amené à évoquer et mettre en lien des événements passés, réels ou fantasmatiques, qui pourront acquérir une nouvelle signification. Le potentiel traumatique de l’annonce est d’autant plus actif qu’il vient s’inscrire sur un fond d’impréparation psychique. » Il est donc important que la personne ait pu bénéficier d’un entretien psychologique au cours duquel elle réalise un travail d’anticipation d’annonce du résultat tant l’impréparation psychique pourra renverser l’effet traumatique de l’annonce du résultat génétique. C’est au sein de cette anticipation que le patient s’approprie les nouveaux termes de ce savoir, et notamment les différents types d’incertitude qu’il sous-tend. « La santé de l’anticipation, c’est son ouverture à l’imprévisible ! Une anticipation tempérée adaptative ne correspond pas à une (chimérique !) prévision exacte du futur mais bien à une inscription dans un processus de symbolisation de la diversité et de la complexité des scénarios possibles ».
mardi 17 octobre 2017
Un avion et un père
Tous les amateurs d'avions de chasse ont leur appareil préféré. Le mien, c'est le SEPECAT Jaguar, qui a été la toute première maquette d'avion que j'ai construite avec mon père. Je crois que j'apprécie autant l'appareil pour ses formes et son histoire, que pour le souvenir de cet après-midi pluvieux où je l'ai patiemment assemblé pièce par pièce avec mon père. Mon père nous ayant récemment quittés, j'ai ressenti le besoin de partager l'histoire de cet avion. Cet appareil est avant tout un excellent exemple de coopération fructueuse entre la Grande-Bretagne et la France (outre le programme de l'avion de ligne supersonique Concorde, évidemment). Le Jaguar fut en effet conçu et construit sous les auspices d'un organisme franco-anglais appelé Société Européenne de Production de l'Avion ECAT (SEPECAT). L'acronyme ECAT venait de la définition française des rôles confiés à l'avion : appareil d' « École de Combat et d'Appui Tactique ». La SEPECAT réunit des représentants du groupe British Aircraft Corporation et de Breguet Aviation (qui par la suite fusionna avec notre grand constructeur, Dassault). Deux motoristes, Rolls-Royce et Turboméca créèrent une nouvelle filiale chargée d'étudier les nouveaux moteurs de l'avion projeté. Au cours de la période qui avait précédé la création du Jaguar, la Royal Air Force comme l'Armée de l'Air avaient chacune de son côté ressenti le besoin de disposer de ce type d'apparei1 d'attaque et d'entraînement opérationnel. Une demande commune existait depuis 1963 environ, mais en fin de compte, Jaguar tel que défmi par les discussions entre les parties concernées apparut comme un appareil supersonique spécialisé dans l'attaque à basse altitude car la plupart des caractéristiques relatives à son rôle d'avion d'entraînement proposé furent reprises par d'autres types d'appareil. Plusieurs concepts britanniques et français furent soumis en fonction des demandes communes préalables et le type choisi fut finalement le Breguet Br. 121. C'est à partir de ce projet que le Jaguar fut développé, chaque pays étudiant sa propre version. Ainsi, les Britanniques et les Français eurent leurs propres types légèrement différents de monoplaces d'attaque
Le premier Jaguar qui prit l'air fut un prototype biplace français le 8 septembre 1969 et huit prototypes furent construits. Les lignes d'assemblage final furent installées dans chaque pays pour y produire une version spécifique, mais la fabrication des éléments était répartie dans les deux pays : par exemple, la Grande-Bretagne fabriquait la voilure, la queue et la partie arrière du fuselage pour tous les avions. La RAF commanda 203 appareils mono et biplaces (dont beaucoup furent ensuite modernisés) et la France acheta 200 mono et biplaces. En outre, le type Jaguar International fut développé pour l'exportation en mono et biplace, le premier exemplaire volant en août 1976. Les Jaguar anglais et français ont combattu efficacement notamment lors de la guerre du Golfe en 1991. Les avions de chasse resteront toujours étroitement liés au souvenir de mon père. Le dernier cadeau qu'il m'a offert a été un vol en avion de chasse, que je dois effectuer cette année même. C'est en pensant à lui que j'effectuerai ce vol. Plus d'information est disponible sur le site de l'agence de voyage de ce baptême en avion de chasse. Suivez le lien.
mercredi 11 octobre 2017
L’alcoolisation
La consommation excessive d’alcool, même de façon occasionnelle, a toujours des effets sociaux, médicaux et personnels néfastes. L’alcoolisation est considérée comme une pratique redoutable en raison des accidents et de la violence dont elle peut être la cause. Or, l’alcool est un produit plus largement consommé et plus valorisé que le tabac ou que la drogue. Et chez beaucoup de jeunes des quartiers, on a d’autant plus de « profil » qu’on est en capacité de consommer en importante quantité les boissons alcoolisées. Consommer de l’alcool est un rite, un rite qui valorise, selon les schémas en vigueur chez beaucoup de jeunes. L’alcool le plus répandu est la bière. Souvent, et s’ils en ont les moyens, les jeunes y associent les sodas fortement alcoolisés. La prévention de l’alcoolisation est complexe. Il est plus facile de lutter contre le tabagisme! La première raison est que les pratiques liées à l’alcoolisation sont semi-privées, voire totalement « secrètes ». La seconde raison est que les politiques de prévention visent surtout la lutte contre les conséquences de l’alcoolisation. L’abus d’alcool est traité dans sa conséquence, l’ivresse, alors qu’il faut en cerner aussi les causes. Les risques liés à l’ivresse sont connus : nombreux passages à l’acte dans les comportements à risque, les violences, les accidents de la route, les conduites sexuelles déréglées, la diminution des aptitudes, en particulier dans le domaine scolaire et intellectuel. En travaillant sur les causes de la surconsommation d’alcool, en prévenant l’alcoolisation juvénile, on s’engage sur un travail en profondeur dont les résultats sont probants. Ces actions doivent être menées en priorité auprès de groupes « à haut risque ». Le facteur religieux peut être déterminant. Chacun sait que l’islam prohibe l’alcool et les drogues de manière catégorique. Les jeunes qui « entrent en islam » ou se réislamisent sont bien encadrés par les associations islamiques et leurs formateurs. Ces derniers connaissent les parcours des jeunes des quartiers et sont en mesure de faire un travail de responsabilisation. D’autres sphères d’influence sont comparables à la sphère religieuse. Il s’agit surtout des exigences liées par exemple à la pratique d’un sport de haut niveau. Une forme physique parfaite est de rigueur.
vendredi 28 juillet 2017
Envie de hauteur
Récemment, j'ai opéré un vol en ULM qui m'a permis de découvrir la beauté de Le Mans depuis les cieux. Une expérience jouissive et qui m'a clairement fait rêver. Lors de ce vol, je me suis encore une fois fait cette réflexion que la Terre n'est jamais plus somptueuse que vue du ciel. Et depuis,j'ai beaucoup repensé à ce qu'a expliqué Thomas Pesquet lorsqu'il est revenu parmi nous, après six mois passés dans la station spatiale. Durant ses sorties hors de la station, il a en particulier été troublé par la vue. Mais il a aussi entrevu la fragilité de ce monde sur lequel nous vivons. Cela lui a permis de prendre un peu plus conscience de notre situation actuelle.
Sur le moment, j'ai pensé que l'on devrait pousser Trump à aller faire un tour là-haut, pour qu'il voit de ses propres yeux les problèmes auxquels la planète est confrontée. Mais évidemment, ça ne marcherait absolument pas. Si un Trump accomplissait une sortie comme celle-là, il n'aurait aucune prise de conscience écologique : il vivrait sans doute une telle sortie comme une sortie à Disneyland.
C'est que l'impression qu'a pu avoir l'astronaute pendant son voyage n'est pas tant due à son expérience qu'à lui-même, en fin de compte. L'expérience était évidemment fabuleuse, mais elle ne change pas fatalement la personne impliquée : tout dépend de celui qui la vit, et des raisons qui le pousse à la vivre. Un gars comme Pesquet se rend là-haut pour servir la société. Alors qu'un type comme Trump n'irait là-haut que pour faire du profit. C'est ce qui explique que, face à un réchauffement climatique pourtant admis par l'ensemble de la communauté scientifique, le président de la première puissance mondiale puisse le résumer à une simple propagande chinoise et promouvoir les énergies fossiles à tout-va !
Autrement, si vous aussi vous voulez admirer la beauté de Mère Nature, je vous invite à tester le vol en ULM ! Tenez, je vous mets en lien le site auquel j'ai fait appel. Pour en savoir plus, je vous recommande la lecture du site sur ce de baptême de l'air en ULM à Le Mans qui est très bien fait sur ce sujet.
mercredi 21 juin 2017
Qui pour lutter contre le terrorisme
Les ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne ont réitéré l’importance de combattre le terrorisme de concert avec une bonne vingtaine de pays et organisations. La Russie n’a pas été oubliée, mais sa participation est assortie de plusieurs conditions. Dans un document final adopté par le Conseil des Affaires étrangères de l'UE à l'issue d'un échange de vues sur les aspects extérieurs de la lutte contre le terrorisme, les ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne ont fait état de l'importance de la coopération avec nombre d'organisations internationales et de pays, y compris la Russie. Le document cite les partenaires avec lesquels l'UE se propose de coopérer pour venir à bout du terrorisme. Les premiers mentionnés sont les États-Unis, l'Australie, le Canada et les pays de l'espace Schengen ne faisant pas partie de l'UE. Ce sont les «partenaires stratégiques clés» avec lesquels la «coopération» et la «coordination» est prévue. Le document considère ainsi comme fondamentale la coopération avec l'Onu, l'OSCE, le Conseil de l'Europe, l'Otan, l'Interpol, l'Union africaine, la coalition internationale anti-Daech, le Forum mondial de lutte contre le terrorisme, le Groupe de travail de la Corne de l'Afrique, le Groupe d'action financière, la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest, le G7, le G5 Sahel, la Ligue arabe et le Conseil de coopération du Golfe. «Le Conseil signale l'importance de la coopération avec d'autres acteurs, y compris les pays du Golfe, Israël et la Russie, dans le cadre de nos principes directeurs», stipule le document. En mars 2016, les ministres des Affaires étrangères de l'UE ont réaffirmé les cinq principes directeurs des relations avec la Russie, dont la condition préalable, essentielle à toute modification de la position à l'égard de la Russie, est la mise en œuvre de l'accord de Minsk. En vertu du document, la possibilité d'une coopération sélective avec la Russie a été réservée sur des questions présentant un intérêt pour l'UE.
jeudi 1 juin 2017
Le plus vieux rêve de l'homme : tu parles !
Avant, prendre l'avion était pour moi tout simple. Mais ça, c'était avant. A cette époque, je n'envisageais pas encore tout ce qui était susceptible de partir en vrille pendant le vol. Maintenant, ces interrogations me hantent pendant tout le vol. A chaque vol. L'atterrissage, notamment, est un moment très éprouvant ; je suis paniqué à l'idée de faire une attaque de panique, et cela ne fait en définitive qu'amplifier mon stress. Pour pallier à ce problème, j'en suis venu comme beaucoup de gens à me bourrer d'anxiolytiques avant chaque vol. Cela a marché pendant un temps, mais je m'aperçois aujourd'hui que je suis contraint d'augmenter les doses à chaque fois pour obtenir le même effet. Je ne comprends pas comment cette peur est née. C'est arrivé sans crier gare, et les nombreux vols que je suis obligé de faire dans le cadre de mon boulot n'ont sans doute rien arrangé. Je me souviens qu'au début, ce n'était qu' une légère inquiétude. Puis ça a pris des proportions démesurées. J'ai commencé à avoir du mal à respirer rien qu'en réservant mon billet ! Je sais pertinemment que ce trouble n'est pas totalement sensé. Mais je reste sourd aux discours rationnels. Lorsqu'un proche me signale que l'avion reste le moyen de transport le plus sûr, j'éprouve une soudaine envie de mettre mon poing sur son visage. Ce genre de déclaration ne m'est d'aucune aide car c'est une déclaration totalement erronée, une légende urbaine qui maquille la vérité. Pour aboutir à un tel constat, les compagnies observent le nombre de kilomètres réalisé par chaque type de transport et leur nombre d'accidents. Mais ce ne sont pas ces variables qu'il faudrait détailler pour obtenir un résultat honnête, mais davantage le nombre d'accidents d'après le nombre de fois où l'on opte pour ce moyen de transport. Et l'avion devient alors plus périlleux que l'automobile ! Cette formule qu'on rabâche sans réfléchir est donc très agaçante, car s'appuyant sur du vent. Pourtant, malgré tout, je me suis décidé il y a peu à réagir contre cette phobie. Pour une raison pratico-pratique, en fait : si j'en arrive à ne plus pouvoir prendre l'avion, je perdrai sans doute mon travail. Il est donc temps que je surmonte cette phobie. Heureusement, j'ai découvert qu'il existe des sites dédiés à la peur en avion. Je me tâte même à effectuer un stage conçu spécialement pour trouver une réponse à cette question. Plus d'information sur ce stage surmonter la peur en avion en surfant sur le site web de l'organisateur.
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