Pour obtenir un troisième plan d'aide, Alexis Tsipras a soumis jeudi à ses créanciers "de nouvelles propositions concrètes". Ces réformes très attendues seront examinées dimanche lors d’un nouveau sommet des dirigeants européens.
Il a tenu parole. Conformément aux attentes de la zone euro, le Premier ministre grec Alexis Tsipras a soumis jeudi 9 juillet les détails d’un nouveau plan de réformes à ses créanciers, condition nécessaire mais pas forcément suffisante à l’obtention d’un troisième plan d’aide européen.
"Les nouvelles propositions grecques ont été reçues par le président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, il est important que les institutions les prennent en compte dans leur évaluation", a indiqué ce porte-parole, Michel Reijns, sur son compte Twitter.
Ces réformes seront examinées samedi par les créanciers d’Athènes et rediscutées dimanche lors d’une nouvelle réunion des 28 chefs d’État et de gouvernement européens. Mais si ce plan de la dernière chance n’est pas jugé satisfaisant par l’Europe, une sortie de la Grèce de l’UE, "grexit", serait probable.
La Grèce s'était engagée cette semaine à des réformes sur la fiscalité et les retraites en échange d'un prêt sur trois ans du Mécanisme de stabilité européen (MES), fonds d’urgence de la zone euro.
Pour l’heure, les Grecs apprennent à vivre avec peu d'argent liquide. La fermeture des banques grecques, qui dure déjà depuis huit jours ouvrables, est prolongée jusqu’à lundi 13 juillet. Néanmoins, la Banque centrale européenne (BCE) a décidé de continuer à alimenter le secteur bancaire grec, afin d’éviter son effondrement.
vendredi 13 novembre 2015
Pirate informatique
Les pirates qui se sont introduits dans une base de données de fonctionnaires américains ont dérobé les informations d'environ 21,5 millions de personnes, y compris des épouses ou des enfants d'employés, a annoncé jeudi le gouvernement.
Parmi les personnes affectées, 19,7 millions sont des employés qui avaient subi une vérification de leurs antécédents pour accéder à un poste dans l'administration. Leurs éventuels antécédents judiciaires, mais également des informations sur leur état de santé, leurs finances ou leur famille font partie des éléments piratés.
Le gouvernement américain précise qu'il s'agit d'un incident «distinct mais lié» à celui, révélé début juin, touchant les données de quatre millions d'employés fédéraux. Plusieurs médias américains avaient alors montré la Chine du doigt, Pékin dénonçant de son côté des allégations «irresponsables et sans fondement».
Selon Michael Daniel, coordinateur pour la cybersécurité au sein du Conseil de sécurité nationale (NSC), «l'enquête sur l'attribution de cette attaque est en cours».
«Nous ne souhaitons pas nous exprimer sur ce point (...) mais le fait que nous ne donnions aucune information publiquement ne veut pas dire que nous ne prenons pas des mesures», a-t-il expliqué lors d'une conférence téléphonique.
Andy Ozment, haut responsable responsable au sein du ministère de la Sécurité intérieure, a cependant précisé que les attaques venaient «du même acteur qui évolue entre différents réseaux».
Katherine Archuleta, directrice de l'OPM, a précisé que 3,6 millions de personnes étaient concernées par les deux incidents, le nombre total de personnes affectées s'élevant donc à 22,1 millions.
Toute personne ayant été soumise à une vérification de ses antécédents à partir de l'an 2000 a «très probablement» été touchée par ce piratage, souligne l'Office of Personnel Management (OPM) dans un communiqué.
L'agence gouvernementale ajoute cependant qu'elle ne dispose «d'aucune information à ce stade» permettant d'affirmer que ces informations ont été disséminées ou utilisées à des fins frauduleuses.
Le piratage informatique envenime depuis longtemps les relations diplomatiques entre Washington et Pékin.
Fin juin, lors d'une rencontre à Washington avec de hauts responsables chinois, le secrétaire d'État américain John Kerry s'est dit «profondément préoccupé par les questions de cybersécurité», évoquant en particulier des «dommages causés aux entreprises américaines».
mardi 1 septembre 2015
Développement de l'entreprise sociale en Italie
L’entrepreneuriat social insiste sur le fait que l’esprit
d’entreprise et le comportement entrepreneurial
peuvent se manifester en tout lieu (Dees, 1998) et
l’activité économique allie rentabilité et changement
social. En ce sens, il s’agit
couramment d’organisations
hybrides puisqu’elles mènent leurs
affaires tout en promouvant des
valeurs sociales. De même, elles
sont souvent caractérisées par une
pluralité de parties prenantes au
niveau de leur gouvernance et de
leur propriété (réunissant par
exemple les usagers, fondateurs,
financiers, autorités locales, etc.), ce
qui garantit en quelque sorte la
finalité sociale de l’entreprise. Les
entreprises sociales se caractérisent
également par une démocratie
économique. Cette démocratie
économique se traduit souvent par
des restrictions en termes de
pouvoir de vote et de retour sur les parts de capital (limitation de la part qui peut être
redistribuée aux actionnaires) (Nyssens, 2006).
Les entreprises sociales sont, depuis les années 90,
juridiquement reconnues dans divers pays. Certains de
ces cadres juridiques s’inspirent clairement du modèle
coopératif (par exemple le modèle pionnier italien
Cooperative Sociale Cooperativas Sociales en 1991).
D’autres cadres juridiques ont été développés, à l’instar
de la Community Interest Company au Royaume-Uni et
la Société à finalité sociale en Belgique. En Italie, le
Consorzio Gino Mattarelli (CGM) rassemble 1100
coopératives sociales et 75 groupements locaux.
Depuis plusieurs années, de grandes initiatives ont été
lancées par de nombreux réseaux et organisations tels
que le réseau Ashoka ou la Fondation Schwab pour
faire la promotion de ce type d’entrepreneuriat, ainsi
qu’identifier et encourager des entrepreneurs sociaux
et des entreprises sociales. Leur approche des
entreprises sociales est, dans une certaine mesure,
plus ouverte que d’autres approches (européennes par
exemple) ou cadres juridiques, en ce sens qu’elle met
surtout en avant le rôle des entrepreneurs sociaux
individuels et leur but social sans aucun autre critère
associé à la propriété collective ou la redistribution des
excédents, particulièrement importants d’un point de
vue social et solidaire. (Source: Séminaire Italie).
L'Australie est une forteresse anti-réfugiée
Après les navires militaires et les centres dans le Pacifique, la dernière innovation du pays contre les flux de réfugiés est d'en «sous-traiter» certains au Cambodge. Et le pays espère que l'Union européenne se convertira à ses vues...
Ce sont quatre passagers peu ordinaires, soumis a une intense curiosité médiatique, qui ont atterri le 4 juin à l’aéroport de Phnom Penh. Trois Iraniens, ainsi qu’un Rohingaya, membre d’une des minorités musulmanes de Birmanie. Quatre réfugiés reconnus, ayant obtenu le statut de personnes soumises à des risques sérieux de persécutions dans leurs pays. Eux espéraient pouvoir s’installer en Australie, la puissante et prospère nation océanienne, auprès de laquelle ils avaient déposé leur demande d’asile. En lieu et place, ce sera le Cambodge, petit pays en voie de développement d’Asie du Sud-Est, marqué par deux décennies de guerre civile dans les années 1970-80.
Dès leur arrivée, encadrés par des policiers et des diplomates dans l’espace VIP de l’aéroport, les réfugiés ont été embarqués dans un minibus aux rideaux tirés pour les soustraire à l’attention de la presse, et emmenés dans une villa imposante de la capitale cambodgienne. Là, l’Organisation internationale des migrations (OIM), une agence intergouvernementale, se charge de les aider à s’acclimater à leur environnement déroutant en délivrant une aide en matière d’«orientation culturelle». «L’orientation culturelle inclut des cours de khmer, d’anglais, d’histoire, de l’aide sociale et sanitaire, ainsi que tout ce qui concerne la vie pratique, de comment aller faire ses courses à ouvrir un compte», explique Joe Lowry, porte-parole de l’OIM, qui ajoute espérer que «la vague d’intérêt dont ils font l’objet retombera et qu’ils pourront ainsi s’intégrer facilement».
Cette attention est due au fait qu’il s’agit des premiers réfugiés à «bénéficier» de l’accord signé en septembre 2014, qui prévoit l’accueil sur le sol cambodgien des demandeurs d’asile pour l’Australie. Le parachèvement de la politique de verrouillage mise en place par les gouvernements successifs de Canberra à l’encontre des migrants, qui est allée crescendo à compter de 2010.
Première mesure: faire intercepter par la marine militaire au large des côtes les bateaux chargés de réfugiés, souvent en provenance d’Indonésie, pays de transit, et les forcer à faire demi-tour. Deuxième mesure: contraindre les demandeurs d’asile à résider, le temps que leur demande soit examinée, dans les centres de rétention situés sur l’île de Nauru, dans le Pacifique, ainsi qu’en Papouasie-Nouvelle-Guinée. Enfin, dernier point: même les demandeurs d’asile qui obtiennent le statut de réfugiés ne peuvent se rendre en Australie et doivent se réinstaller sur place, sur ces territoires du Pacifique –ce qu’on appelle, en Australie, la «solution Papouasie Nouvelle-Guinée»– ou donc, dorénavant, au Cambodge.
L’Australie estime que, pour sévère qu’elle soit, sa politique –martelée dans des messages officiels destinés à décourager candidats et trafiquants– bénéficie du soutien de son opinion publique, et pourrait même se révéler précurseure, susceptible d’inspirer une Union européenne confrontée à son propre afflux de réfugiés. Le Premier ministre conservateur Tony Abbott a ainsi déclaré, lors du drame du mois d’avril qui aura vu 800 migrants se noyer en Méditerranée, que «la seule solution était de stopper les bateaux» et ainsi d’encourager les Européens à mettre en place «des politiques très fortes», à l’image de celles par lui mise en place (mais même Nigel Farage, le leader du très droitier parti britannique Ukip, a jugé la politique suivie un peu dure).
Les Européens, qui débattent à l’heure actuelle de quotas pour répartir l’accueil, sont pourtant encore très loin d’envisager une politique similaire à celle mise en place dans l’hémisphère sud. La Cour européenne des droits de l’homme a déjà jugé que le renvoi forcé des bateaux était illégal. Le vieux serpent de mer de l’externalisation du droit d’asile a pourtant refait récemment surface, avec l'idée de l’ouverture de centres de transit dans les pays d’Afrique du Nord (le ministre de l’Intérieur allemand a réévoqué l’idée en février). Problème: des pays comme la Libye, en proie à une guerre civile larvée, n’offrent pas de garantie de respect des droits humains des demandeurs d’asile.
Canberra assure de son côté que les pays où elle «délocalise» ses réfugiés respectent eux les droits de l’Homme et sont en plein décollage économique, offrant des opportunités pour refaire sa vie. Voire. Les nombreuses ONG travaillant au Cambodge ont pour la plupart dénoncé l’accord mis en place. «Nous avons de sérieuses réserves sur la capacité du Cambodge à offrir un havre de paix pour les réfugiés de Nauru, notamment les enfants, explique ainsi Jay Laurence Till, de World Vision Cambodia. Le Cambodge est une des nations les moins développées de la région et mène sa propre bataille difficile contre la pauvreté.»
800 ans de Magna Carta
Depuis 800 ans, l’Angleterre, puis par extension le Royaume-Uni, a fonctionné sans constitution écrite, construisant son appareil législatif d’après la Magnus Carta. La longévité et la solidité du système britannique met en perspective l’utilité de notre Constitution.
800 ans de la Magna Carta : cet esprit anglo saxon qui permet de vivre très bien sans constitution et avec beaucoup moins de lois qu’en France
La Constitution est construite en France et dans l’ensemble des pays européens comme le socle de la République. Comment le système britannique a pu se passer de la rédaction d’une Constitution ? L’engagement de Cameron de parvenir avant la fin de son mandat à la rédaction d’un texte fondateur est-il tenable ?
Il faut toujours se souvenir que l’histoire britannique, même dans ses périodes troublées, est une histoire sans intervention d’une armée extérieure hostile. L’histoire se déroule donc de manière continue, ce qui n’empêche pas des évolutions. Dans un colloque, il y a une quinzaine d’années, alors que les différents intervenants expliquaient le contenu de leur constitution nationale en commentant les dispositions écrites, un Lord britannique a pris la parole pour dire : "Notre Constitution, c’est l’histoire".
Tout est dit. Le caractère non écrit de la constitution britannique fait partie de l’ensemble du droit non écrit des îles britanniques.
Il faut bien comprendre que le programme de M. Cameron, annoncé par la Reine le 27 mai, ne consiste pas à préparer une constitution au sens continental du terme, c’est-à-dire un texte relatif à l’organisation des pouvoirs politiques, mais uniquement une déclaration des droits fondamentaux. Dans la plupart des pays de droit écrit (Allemagne, Italie, Espagne, France…) la constitution nationale comprend à la fois les règles concernant l’organisation des pouvoirs (chef de l’État, Parlement, Gouvernement, collectivités locales, cour constitutionnelle…) et une charte des droits et libertés. Outre-Manche, le gouvernement Cameron ne propose pas de rédiger un texte définissant de manière plus précise le rôle et les pouvoirs de la Reine ou du Parlement. Par contre l’idée d’une déclaration britannique des droits ("British Bill of Rights") s’inscrit dans la volonté des Britanniques de réduire l’influence des cours européennes, qu’il s’agisse de la Cour européenne des droits de l’homme de Strasbourg ou de la Cour de justice de l’Union européenne de Luxembourg. Les partisans de cette réforme considèrent que l’adoption d’une telle charte limiterait automatiquement les pouvoirs des deux cours européennes, ce en quoi, au regard de la jurisprudence des deux institutions, ils ont tort. Chacune d’entre elles a jugé que les dispositions de la constitution nationale ne pouvaient l’emporter sur les traités européens, tels qu’ils sont interprétés par les juridictions compétentes. Cette perspective du gouvernement Cameron doit être appréciée en combinaison avec la décision d’organiser avant la fin 2017 un référendum sur le maintien ou non du Royaume-Uni dans l’Union européenne.
Dans le discours de la Reine, le Premier ministre a pris soin de parler de "proposals", de propositions, et non de mesures ou de décisions. D’après les commentateurs britanniques il s’agit donc d’ouvrir un débat et non d’une véritable annonce avec un calendrier de réalisation. Il est probable que la suite de cette idée sera différente suivant que le référendum "maintien dans l’Union européenne" sera positif ou négatif.
jeudi 21 mai 2015
Fidéliser ses salariés
Tout au long de ma carrière, j'ai travaillé pour des entreprises qui avaient peu, voire pas du tout, de connaissance en management, et étaient incapables d'entretenir la stimulation commerciale. Dans ces boîtes dépassées, on demandait donc aux employés de se donner à 200 % mais on leur apportait très peu (voire rien) en compensation. Tout donner pendant des semaines pour récolter au final des cacahuètes, ça met d'abord un peu sur les nerfs, mais ça finit surtout pas démotiver le salarié le plus énergique. L'entreprise pour laquelle je travaille aujourd'hui semble heureusement être un peu plus évoluée : elle sait reconnaître le travail fourni ; et quand elle organise un challenge commercial, la dotation est systématiquement à la hauteur de l'effort demandé. Du coup, c'est avec joie que j'accueille chaque challenge commercial, et chacun se bat comme un lion pour remporter la mise. L'année dernière, j'ai ainsi remporté un MacBook, un rameur (que je n'utilise pas, certes, mais je l'ai tout de même gagné et j'en suis fier), des places VIP pour des matchs de foot... Si je me réjouissais déjà de ce quatorzième mois en produits divers, j'ai décroché le mois dernier un voyage de presque une semaine en Nouvelle-Zélande, sur la terre du Seigneur des Anneaux. Un voyage thématique que je ne suis pas prêt d'oublier ! Pourtant, au début, je dois avouer que je n'étais pas franchement chaud pour y participer. Je craignais que les activités organisées sur place soient un peu trop touristiques à mon goût. Vous avez déjà certainement connu ça, c'est le genre d' activité ultra-touristique où tout sonne faux : les personnages, les costumes, et même le décor. J'ai déjà eu l'occasion de vivre ce genre de moment au cours de voyages avec ma conjointe, et inutile de précisé que j'ai très peu apprécié. Mais mon entreprise a fait appel à une agence événementielle spécialisée, qui a tout organisé d'un bout à l'autre et nous a proposé un séjour parfait de bout en bout. N'est-ce pas de l'argent jeté par les fenêtres, me demanderait alors un de mes anciens patrons ? Quel bénéfice pour l'entreprise qu'un voyage au bout du monde ? Eh bien, en réalité, je crois que mon entreprise a gagné sur les deux tableaux, avec ce challenge commercial : elle a non seulement fait des heureux parmi ses salariés, mais elle a également largement contribué à améliorer la communication entre ceux-ci. Les participants forment une équipe plus que jamais, depuis ce voyage, et ont tissé des liens et une efficacité dans la communication qu'ils n'auraient pas pu acquérir dans le cadre du travail. Durant une longue période, j'ai changé de boîte comme de chemise. Mais je crois que c'est désormais fini. Quand on a goûté au bon management, il est impossible de revenir en arrière ; et plus difficile de partir, encore. Voilà un piège comme je les aime. Je vous laisse un lien pour en savoir plus sur le métier de l’incentive.
Amazon Business
Après les particuliers, les entreprises. Amazon.com part à l'assaut des entreprises avec le lancement d'"Amazon Business". Cette nouvelle place de marché doit permettre aux clients d'acheter en ligne tout un tas de produits liés aux entreprises. Certains seront uniquement disponibles sur la plateforme B2B. "Amazon Business" est en fait une extension de ce qui était autrefois "Amazon Supply", le site de gros du groupe lancé en 2012. À son apogée, Supply offrait environ 2,2 millions de produits à des millions de clients. Amazon Business sera beaucoup plus grand, offrant des centaines de millions de produits, certains exonérés de taxes, d'autres livrables gratuitement dans les deux jours, explique le géant du e-commerce
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