Un tiers des déchets plastiques finissent dans la nature. Notamment dans les océans où ils forment un «septième continent» qui devrait croître dans des proportions inquiétantes.
En 2050 il y aura plus de plastique dans l’océan que de poissons. C’est en tout cas ce qu’affirme une étude du Forum économique mondial et de la fondation Ellen McArthur, qui note que depuis la moitié du siècle dernier l’utilisation du plastique a été multipliée par 20 fois et «est amené à doubler encore dans les vingt prochaines années».
Selon ce rapport, la production mondiale de plastique a explosé depuis 1964, passant de 15 millions de tonnes, à 311 millions en 2014. Une quantité tellement importante qu’elle échappe pour beaucoup aux systèmes de collectes: environ 32% des déchets d’emballages en plastiques finissent ainsi dans la nature soulignent les chercheurs. Dans les océans ces détritus s’agglutinent au gré des courants formant de gigantesques îles de déchets, au point qu’elles sont parfois appelées «septième continent».
L’étude souligne qu’environ 150 millions de tonnes de plastiques flotteraient dans les océans aujourd’hui. En l’état actuel des choses les experts prédisent que les océans devraient contenir une tonne de plastique pour trois tonnes de poisson en 2025 et plus de plastique que de poissons en 2050.
«Même si d’importants efforts étaient faits pour réduire le flot de plastique dans les océans, le volume de déchets se stabiliserait plutôt qu’il ne déclinerait», fait remarquer l’étude. Elle se fonde sur des analyses et des recherches effectuées par des dizaines de scientifiques et d’experts de «l’économie du plastique». Elle a été réalisée avec le soutien de plusieurs entreprises, dont Dow Chemicals, l’un des géants de l’industrie chimique, mais aussi Unilever ou Ikea.
mardi 16 août 2016
Les cadeaux fiscaux du Nigeria
Le pays le plus peuplé d'Afrique a accordé un cadeau fiscal de 3,3 milliards de dollars à trois entreprises gazières européennes, selon un rapport de Peuples Solidaires - ActionAid France. Une somme qui fait cruellement défaut à la population, dont 60% vit avec moins d'un dollar par jour.
Au Nigeria, Total a bénéficié d’un cadeau fiscal de 977 millions sur douze ans, entre 1999 et 2012, pointe la fédération Peuples solidaires-ActionAid France. Dans un rapport intitulé «Fuite de revenus» et publié mardi, l’ONG révèle ainsi qu’en tout, le pays le plus peuplé d’Afrique — et septième pays le plus peuplé au monde — a perdu 3,3 milliards de dollars de revenus en raison d’allégements fiscaux offerts à trois entreprises gazières européennes : la française Total, l’italienne ENI (677 millions de dollars d’exemptions) et l’anglo-néerlandaise Shell (1,66 milliard). Ces trois multinationales, engagées dans le consortium gazier NLNG (Nigeria Liquefied Natural Gas), ont bénéficié d’une loi exceptionnelle votée en 1990.
Si ces 3,3 milliards ne représentent qu’un peu plus de 4% des bénéfices net mondiaux déclarés par ces trois entreprises en 2013, ils auraient pu «énormément aider le Nigeria», souligne le rapport établi à partir d’une recherche menée par Somo (Centre de recherches sur les entreprises multinationales, basé aux Pays-Bas). En effet, «ces 3,3 milliards de dollars sont indispensables dans un pays où 110 millions de personnes — soit plus de 60% de la population — vivent dans une extrême pauvreté et où plus de la moitié de la population n’a pas accès à l’eau potable», indique celui-ci.
Et de donner un ordre de grandeur : 3,3 milliards, c’est bien plus que le budget de 2,4 milliards de dollars alloué par le gouvernement nigérian à l’éducation en 2015 et c’est pile trois fois le budget alloué par le pays à la santé la même année. Or, au Nigeria, 11 millions d’enfants ne sont pas scolarisés. Et près de 15 enfants sur 100 meurent avant d’atteindre l’âge de 5 ans, ce qui en fait un des plus forts taux de mortalité infantile au monde.
Pourtant, le pays est riche : le Nigeria est la plus grande économie d’Afrique, le plus grand producteur de pétrole du continent, dont il possède aussi les plus importantes réserves de gaz naturel. Las, comme c’est souvent le cas dans beaucoup de pays en voie de développement, l’immense partie de la population ne profite pas de la manne des ressources naturelles locales. Celles-ci sont souvent accaparées, ou plutôt pillées, par des multinationales. Lesquelles, souligne le rapport, n’auraient même pas besoin de cadeaux fiscaux pour y dégager de juteux profits : dans ce cas précis, au Nigeria, «l’investissement des entreprises aurait quand même été extrêmement rentable».
«Nous avons contacté les entreprises en septembre dernier, nous leur avons transmis les informations sur nos recherches et leur avons posé plusieurs questions pour affiner notre analyse de la situation», raconte à Libération Lison Rehbinder, chargée de mission Justice fiscale à Peuples solidaires-ActionAid France. «Total nous a contactés par téléphone puis a répondu par un mail bref à une seule de nos questions. Le représentant de Total a insisté sur la nécessité des incitations fiscales de ce type pour investir. Notre rapport montre au contraire que l’entreprise aurait été largement rentable en bénéficiant seulement de l’incitation fiscale "classique" de cinq ans destinée à tous les nouveaux investisseurs, et n’avait donc pas besoin pas de cet allégement exceptionnel.»
Selon le rapport de l’ONG, ces entreprises sont les seules à bénéficier d’un cadre législatif créé spécialement pour elles au Nigeria, à savoir cette loi de 1990 qui accorde un congé fiscal pendant dix ans. «Nous ne connaissons pas les conditions de création de cette loi, et nous appelons donc le gouvernement nigérian à enquêter sur le processus ayant mené à sa création, et à en rendre les résultats publics», ajoute Lison Rehbinder. D’autant qu’au Nigeria, un nouveau projet de texte modifiant la loi de 2004 relative à l’impôt sur le revenu des entreprises a été proposé, qui «permettrait à encore plus d’entreprises de bénéficier d’un congé fiscal de dix ans» dans ce pays, s’alarme le rapport.
Rien de bien nouveau ou d’original sous le soleil, ceci dit. «Ce congé fiscal exceptionnel n’est qu’un exemple parmi d’autres de conditions fiscales avantageuses offertes aux entreprises multinationales dans les pays en développement», déplore Lison Rehbinder. Dans un précédent rapport, ActionAid a calculé que les pays en développement perdent en moyenne 138 milliards de dollars par an en incitations fiscales offertes aux entreprises. Et le FMI estime que ces pays perdent 200 milliards par an à cause des pratiques d’évasion fiscale.
mercredi 11 mai 2016
Le marché de la drogue explose en France
Le cannabis génère un chiffre d'affaires estimé à une valeur moyenne de 1 117 millions d'euros.
Selon une étude de l'Institut national des hautes études de la sécurité et de la justice (Inhesj), le marché illicite des stupéfiants a représenté deux milliards trois cent mille euros en 2010. Avec un chiffre d'affaires en hausse dans tous les secteurs (cannabis, cocaïne, héroïne et drogues de synthèse).
Deux milliards trois cent mille euros. C'est la dernière estimation, arrêtée à l'année 2010, du marché illicite des stupéfiants réalisée par l'Institut national des hautes études de la sécurité et de la justice (Inhesj).
À lui seul, le cannabis génère un chiffre d'affaires estimé à une valeur moyenne de 1 117 millions d'euros - soit une augmentation de 33 % entre 2005 et 2010. Le volume moyen de transactions, 154 tonnes en 2010, reste stable, la hausse du chiffre d'affaires étant dû à l'augmentation du prix du cannabis. Un produit par ailleurs plus chargé en substance active pour une même quantité standard de cannabis.
Le marché de la cocaïne a progressé, passant d'un chiffre d'affaires de 488 millions en 2005 (pour 8,3 tonnes consommées) à 902 millions d'euros (pour 15 tonnes consommées). Le prix de détail de la cocaïne a quasiment été divisé par trois entre 1990 et le milieu des années 2000, passant de 150 euros le gramme à 60 euros, voire moins en fonction du lieu de vente et de la qualité du produit.
L'héroïne confirme quant à elle «son retour», selon les chercheurs. Son marché est estimé entre 204 et 329 millions d'euros en 2010 pour des quantités consommées entre 5,1 et 8,2 tonnes.
L'étude dresse enfin une es
mercredi 2 décembre 2015
Un ballon qui me hante
Non, je ne vous parlerai pas ici de foot, ni de rugby, ni d'aucun sport d'aucune sorte, contrairement à ce que le titre de billet suggère. Je vous parlerai ici d'une autre sorte de ballon, bien plus fascinante et riche en émotion : la montgolfière. Cet été, j'ai en effet vécu réalisé un vol en montgolfière qui me hante pas mal depuis. Cette aventure s'est déroulée près de Melon, et a commencé dans un champ, au matin avant l'aube, alors que l'aérostier étendait le ballon sur le sol. Le soleil n'était pas encore visible et mes amis et moi regardions ce ballet parfaitement orchestré. Au bout d'un moment (qui m'a paru d'autant plus long que je ne m'étais pas vêtu chaudement), tout a enfin été prêt et nous avons pu embarquer sur la nacelle, qui a aussitôt quitté le sol pour s'élever tout en douceur. Et j'en ai pris plein les yeux, à mesure que nous prenions de l'altitude. Pour tout dire, c'est presque impossible d'imaginer à quel point le monde est différent, vu d'en haut. Dans un film qui a marqué mon adolescence, il y a une scène que j'aime tout particulièrement : c'est quand Robin Williams grimpe sur son bureau et raconte qu'il faut savoir regarder sous un angle différent. Et c'est ce à quoi servait ce vol en montgolfière, d'une certaine façon : c'était un moyen unique d'admirer le monde sous un nouvel angle. Et je peux vous dire que le monde est différent, dès lors qu'on l'admire à 100 mètres d'altitude ! Pour vous donner une idée : vous avez déjà admiré la terre depuis depuis la verrière d'un petit avion ? Eh bien, ça n'a vraiment rien à voir ! Dans une montgolfière, l'absence de paroi de verre fait que vous profitez pleinement de l'expérience : tous les sens sont mis à contribution ! Depuis ce jour, j'y repense souvent. Ce vol en montgolfière à Melon est devenu ma façon à moi de prendre de la hauteur face au climat actuel. Et dans un monde où les gens se promènent avec des ceintures explosives, ça m'est chaque jour utile ! Faites cette expérience en vous renseignant directement auprès du prestataire de baptême en montgolfière. Cliquez sur le lien pour le contact.
Chirurgie robotisée: 144 morts
Aujourd’hui, l’expression « chirurgie robotisée » correspond principalement à un cas pratique : l’utilisation par les chirurgiens d’un appareil appelé « télémanipulateur », souvent de marque Da Vinci. Le robot n’est pas autonome, il faut le considérer comme un outil permettant au chirurgien d’opérer à distance, comme je le décris longuement dans cet article.
144, c’est le nombre de passagers morts dans le crash de l’A320 en mars (hors équipage), en quelques secondes. 144, c’est aussi le nombre de personnes décédées aux USA des suites d’une opération chirurgicale robotisée, entre janvier 2000 et décembre 2013.
144, ça fait beaucoup, ça fait peu ? C’est la question, un peu délicate, qu’on se pose depuis la publication d’un rapport, le 13 juillet, sur les complications survenues en chirurgie robotisée aux États-Unis.
Le robot de « Terminator » s’opère lui-même (James Cameron, 1984)
Réalisé par plusieurs professeurs d’université américaines (et le MIT), le document analyse les 10 624 complications médicales recensées par la FDA, l’Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux. En substance, voilà ce qu’il dit :
parmi les 10 624 complications, on en recense 144 ayant conduit au décès du patient et 1 391 dues à des blessures, le reste concernant des dysfonctionnements matériels ;
logiquement, les spécialités chirurgicales ayant largement recours aux robots, telles que l’urologie et la gynécologie (voir cet article), connaissent moins d’accidents que celles ayant peu recours aux robots (comme la neurologie) ;
les dysfonctionnements de matériels cités plus haut sont, par ordre décroissant d’importance : la chute d’une pièce abîmée dans le patient, la formation d’un arc électrique entre les instruments, des opérations involontaires de l’instrument, des « system errors » et une mauvaise retransmission vidéo (empêchant de voir l’intérieur du patient).
« Cette étude ? c’est du bullshit ! »
Le robot Da Vinci divise le milieu chirurgical. Une distinction nette, comme un coup de scalpel, entre ceux qui sont contre et ceux qui sont pour. Guy Vallancien, chirurgien urologue, 70 ans, déjà interrogé sur Rue89 à propos de la médecine de demain, fait clairement partie des défenseurs :
« 144 morts sur 1,7 million de patients opérés, ça fait moins de 1 décès pour 10 000. C’est un chiffre extrêmement faible et ça demeure un taux tout à fait acceptable. »
Et puis de toute façon, dit-il, cette étude, « c’est du bullshit ! » Même le Collège royal de chirurgie de Londres accable le rapport. Interrogé par la BBC, son porte-parole explique :
« Les auteurs notent que “peu ou pas d’informations ont été fournies” sur les causes des décès. Ils pourraient donc être liés aux complications inhérentes à la chirurgie, pas au robot. »
L’urologue Guy Vallancien poursuit l’argumentaire :
« L’étude ne compare même pas la chirurgie robotisée aux autres chirurgies. En fait, il ne s’agit même pas d’une étude, elle n’a pas été relue par un comité d’édition. C’est une annonce brute de décoffrage, juste des chiffres, voilà tout ! »
Arnold Schwarzenegger dans « Terminator Genisys », d’Alan Taylor
Abdel-Rahmène Azzouzi, urologue au CHU d’Angers, se situe à l’extrême opposé de Guy Vallancien. Dans le milieu, il est reconnu comme la « grande gueule » réfractaire au robot Da Vinci. Il s’oppose « depuis plusieurs années à l’installation d’un télémanipulateur dans [son] service à Angers ».
Pour lui, cette étude n’annonce rien de nouveau :
« Quelques années plus tôt, on apprenait que 77 cas de décès étaient liés à l’utilisation d’un robot chirurgical. L’étude montre que les chiffres augmentent de manière régulière.
Sur 1,7 million de patients traités, 144 morts, ça peut paraître peu significatif. Sauf que là, ces gens, ils sont morts parce qu’ils ont été opérés au robot. La cause n’est pas la maladie, c’est la technologie de l’intervention ! »
« Un combat d’arrière-garde ! »
Guy Vallancien reprend :
« C’est typiquement une querelle d’anciens et de modernes. Ceux qui n’ont pas eu la chance d’en avoir un, ceux-là, ils tirent à vue, ils sont contre. Mais croyez- moi, c’est un combat d’arrière-garde ! »
Quand je demande à Abdel-Rahmène Azzouzi ce que ça lui fait d’appartenir à l’arrière-garde, il me répond :
« Ça me fait marrer, c’est moi qui suis de l’arrière-garde ? Prenons une opération courante en urologie, la prostatectomie. Ceux qui utilisent le robot perpétuent une pratique inventée le 7 avril 1904, à savoir l’ablation de la prostate.
Ils peuvent le faire les yeux bandés, les mains attachées dans le dos, en apnée dans un bac d’eau, avec un robot, un télémanipulateur, dans tous les cas, ils retirent la prostate, comme on le faisait déjà en 1904. Si ça c’est de l’innovation... »
Pour lui, la vraie innovation, celle qu’il défend, c’est la thérapie focale. Cette technique permettrait de traiter les tumeurs naissantes.
Audi, BMW et Daimler contre Google
Les trois constructeurs seraient sur le point de racheter Nokia Here, la filiale cartographie du groupe finlandais. Derrière cette acquisition, un bras de fer entre Google et le secteur automobile traditionnel avec plusieurs milliards de dollars à la clé.
La guerre de la cartographie se poursuit et prend une dimension nouvelle. Audi, Daimler et BMW sont sur le point de se grouper pour acheter Nokia Here, le service de cartographie numérique du groupe finlandais. Cette acquisition, si elle devait se concrétiser, s’élèverait à 2,5 milliards de dollars (2,27 milliards d’euros), a indiqué mardi le Wall Street Journal. Mais, au-delà de la somme, la négociation en cours illustre le début d’une prise de conscience réelle des constructeurs automobiles face à la puissance de Google. Et marque leur volonté de résister à un rouleau compresseur qui entend bien devenir un acteur incontournable de la mobilité.
Le grand public ne connaît pas Nokia Here. Et pourtant, quatre voitures sur cinq dans le monde avec un écran intégré sont équipées de la cartographie scandinave. Il est le leader sur son segment, présent dans près de 100 pays. En 2014, les licences vendues par Nokia Here à l’industrie automobile ont représenté la moitié des 970 millions de dollars de son chiffre d’affaires. En revanche, le grand public connaît Google Maps, arme de connexion massive et gratuite de Google. Google Maps est utilisé par un milliard de personnes chaque mois. C’était, en 2013, l’application mobile la plus utilisée sur la planète, selon une étude de l’institut GlobalWebIndex. Mais c’est aussi un assistant de navigation plutôt efficace. Résultat : non seulement les smartphones ont fait leur nid dans l’habitacle des voitures et déventousé les boîtiers GPS des concurrents, mais Google a imposé un standard, obligeant ces derniers à s’aligner et à proposer, eux aussi, des applications de navigation gratuites (avec des options payantes) alors que leur modèle économique était basé sur le payant à 100%.
Au passage, Google a déposé sur place son grand rival Apple, qui lui tente de s’imposer avec son application Apple Plans, mais qui a pâti d'un mauvais démarrage. En 2012, il avait même tenté de virer Google Maps de sa bibliothèque App Store, avant d’être obligé de la réintroduire sous la pression des utilisateurs d’iPhones en colère.
Aujourd’hui, la question des boîtiers est réglée. La bataille se joue sur un autre terrain. «L’enjeu, c’est de savoir qui va contrôler la console centrale, le tableau de bord», décrypte Franck Cazenave, auteur du livre Stop Google (édition Pearson), dans lequel il décrit la stratégie du géant américain pour s’imposer dans la mobilité physique. L’objectif de Google — et d’Apple — est de s’installer de façon permanente dans un espace qui jusqu’à présent lui était fermé : la voiture. Ils ont mis un pied dans la portière avec leurs smartphones, mais ce n’est qu’une étape.
De plus en plus de voitures sortent des chaînes de fabrication avec des écrans intégrés au tableau de bord, offrant notamment un assistant de navigation installé par défaut — en général le fameux Nokia Here. Ce que veulent Google et Apple, c’est permettre au conducteur de transférer l’écran de son smartphone sur celui de sa voiture. Le premier avait ainsi annoncé en 2014 l’arrivée d’Android Auto, interface développée à partir de son système d’exploitation vedette (un milliard de smartphones dans le monde tournent avec Android). Le second avait lancé Carplay quelques semaines avant, basé sur le même principe. Le conducteur connecte son appareil et retrouve sur l’écran du tableau de bord une sélection de ses applications, celles qui sont compatibles avec les impératifs de sécurité : téléphonie, messagerie, musique en ligne, info trafic, info météo… et, bien sûr, navigation routière. Autant de services, connectés pour la plupart, qu’un constructeur automobile ne peut proposer, sauf à suggérer au propriétaire de prendre un deuxième abonnement internet spécialement pour sa voiture… ce qu’il ne fera pas. De nombreux constructeurs s’apprêtent donc à laisser ces deux géants du numériques s’installer dans l’habitacle de leur voiture. Hyundai a annoncé fin mai que sa Sonata, vendue aux Etats-Unis, serait la première à intégrer Android Auto. Carplay devrait suivre, a promis le coréen.
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